Vivants-récits

Mettre à jour, écrire, partager
et transformer notre vécu sensible du vivant

Association francophone
pour la promotion de l'écobiographie

Vivants-Récits

CHACUN DE NOUS EST UNE histoire
QUI S'éCRIT avec le vivant

La démarche écobiographique Vivants-Récits explore une question simple : que devient une vie humaine lorsqu’elle transforme et approfondit ses relations sensibles avec le vivant ?

Pour l’explorer et en faire l’expérience, nous proposons des ateliers en petits groupes.  L’écobiographie y est mobilisée comme un dispositif de médiation qui permet d'intensifier notre expérience et nos liens avec l'environnement des non-humains avec lesquels, depuis des millénaires, nous co-habitons le monde.

À travers des temps d’écoute et d’exploration sensible  : l’eau, l’air, la terre, le végétal et la forêt, l’animal - chacun est invité à retrouver le fil qui le relie en profondeur aux paysages, aux matières et aux formes de vie qui l’ont façonnée.

Peu à peu, quelque chose se déplace. Nos vies cessent d’apparaître comme des trajectoires isolées : elles se reconfigurent comme des relations en devenir, traversées par des attachements multiples et des relations multiformes et créatives au vivant.

L’écobiographie n'est pas une simple introspection mais un espace de transformation des manières de percevoir, d’agir et, plus largement, d’habiter plus créativement le monde.

A l'heure où la question du climat nous interpelle si vivement,

approfondir notre relation profonde avec le vivant, prêter attention à ses résonances en chacun de nous, peut-être un levier de changement.

Les Ateliers écobiographiques

Nos ateliers se déroulent en petits groupes, dans des lieux choisis pour leur contact direct avec les milieux.

Chaque séance suit un même fil : une expérience vécue en lien avec un élément : l'eau, l'air, la terre, le feu, le végétal.

Cette expérience se déploie dans le groupe : évocations, souvenirs, résonances, et prend parfois des formes d'expression plus inattendues - une scénographie improvisée, une expression spontanée... Le groupe devient également créateur/acteur des ateliers.
Plusieurs registres expérientiels sont engagés : sensoriel, corporel, affectif, symbolique, social.

Deux temps d'écriture encadrent cette traversée. Un texte avant l'expérience - ce qu'on croit savoir, ce qu'on ressent d'abord. Un texte après - ce qui a changé, ce qui s'est déplacé.

Entre les deux, quelque chose s'est passé. Le corps a senti. L'attention s'est ouverte. Une perception nouvelle apparaît ?

C'est ce déplacement que le journal écobiographique garde en trace.

UN VOYAGE A TRAVERS CINQ ENSEMBLE D'ELEMENTS A TRAVERSER PAR LE CORPS, LES SENS ET L'ECRITURE....

Lors de chaque atelier, nous partagerons, outre nos propres textes et nos expériences, mais aussi poèmes, références, auteurs...

L'eau et la mer
Le lien avec l'eau est essentiel, nous sommes tous originaires des eaux primordiales, terrestres et maternelles. Le rapport intime à l'eau est très nuancé selon la sensibilité de chacun. Nous évoquerons l'eau et le corps, nos liens avec la mer, la symbolique de l'eau, la poétique de l'eau, les liens affectifs et sensoriels, nous gouterons l'eau de mer et des eaux de sources. Nous parcourrons les rives d'une rivière et si possible pourrons nous y baigner.

L'air et l'espace, la noosphère
L’air est l’élément le plus discret et pourtant le plus vital. Nous y sommes immergés sans presque y penser. Dans cet atelier, nous porterons attention au souffle, aux mouvements invisibles de l’air autour de nous. Mais aussi à l'espace qui à la fois nous relie, nous distingue et nous sépare en rendant possible l'altérité. Nous éprouverons les liens que notre corps entretient avec l'air par la respiration. L’air rend perceptible ce qui circule en nous : ce qui manque, ce qui soutient, ce qui oppresse parfois.

La terre, le minéral, le mycélium
Marcher, toucher le sol, sentir l’humus, ramasser une pierre. Façonner l'argile. Construire en terre. Ces gestes simples nous ramènent à une dimension fondamentale du vivant : la fondation. La terre n’est pas seulement un support. Elle est une profondeur. Dans ses couches s’accumulent les saisons, les racines, les traces anciennes des paysages. Elle faite des cendres des milliards de vies qui nous ont précédés. Sous la surface visible se déploie un autre monde. Celui du mycélium, ces réseaux de filaments fongiques qui relient les plantes, les arbres et les micro-organismes. Une infrastructure souterraine où circulent nutriments, signaux, influences et alliances. On y trouve des pierres précieuses, des gemmes de beauté, des éclats d'univers.

Le feu - Le feu, l’énergie, l’intensité

S’approcher du feu, sentir la chaleur qui rayonne, regarder la flamme qui vacille et se transforme sans cesse. Le feu concentre l’attention. Il attire, éclaire, consume, inspire. Le feu est l’élément de l’énergie visible. Là où la terre porte et où l’eau enveloppe, le feu intensifie. Il révèle les forces de transformation à l’œuvre dans la matière comme dans les existences. Autour d’une flamme, les corps se rapprochent, les paroles circulent, la nuit s’éclaire. Depuis toujours, le feu rassemble. Il crée un foyer, un centre provisoire où se partagent chaleur, récits et présence. Il permet la cuisson, le four, la forge. Observer le feu, c’est aussi sentir ce qui brûle en nous, ce qui cherche à se transformer, ce qui demande à trouver sa forme. Le feu rappelle que la vie n’est pas seulement croissance et enracinement.
Elle est aussi intensité.

La forêt, le végétal, les jardins

Entrer sous les arbres, toucher les feuilles, s’adosser à un tronc, écouter la forêt. Peu à peu, le regard change, l’attention se déplace. La forêt apparaît comme un milieu à part entière, traversé de rythmes, de silences vivants et d’échanges invisibles. Elle nous enveloppe, nous ralentit, et nous invite à habiter autrement le temps et l’espace. Le végétal est partout autour de nous et pourtant nous le regardons peu. Les plantes de nos appartements sont-elles des plantes compagnes de nos vies où de simples décorations ? Dans les jardins, au bord des chemins, sur les rebords de fenêtres, le vegétal pousse vers la lumière, s’enracine, fleurit, disparaît et revient. À travers lui se donnent à voir des cycles discrets, des persistances silencieuses, des formes de vie qui échappent à nos rythmes habituels.


A qui s'adresse
les ateliers écobiographiques ?
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Toute personne ouverte et curieuse, sans prérequis.Les ateliers sont proposés en petits groupes, dans des formats allant de la journée à la semaine de traversée.
Ils offrent un espace pour ralentir, prêter attention aux milieux vivants et retrouver le fil qui relie nos histoires personnelles aux paysages, aux saisons et aux formes de vie qui nous entourent.La démarche écobiographique s’adresse à celles et ceux qui ressentent le besoin de ralentir, de redonner une place sensible au vivant dans leurs manières d’habiter le monde.


PUBLICS SCOLAIRES - ETUDIANTS

Une initiation à l’attention sensible au vivant, par l’écriture, l’écoute et l’expérience directe des milieux.

Les ateliers permettent aux élèves et aux étudiants de découvrir comment leurs histoires personnelles s’inscrivent dans des milieux vivants.

Ils peuvent s’articuler avec des programmes d’éducation à l’environnement, de géographie, de littérature ou de sciences humaines.

COLLECTIVITES, ELUS
et ADMINISTRATIONS TERRITORIALES
Les territoires ne sont pas seulement des espaces administrés. Ils portent une mémoire vivante faite de paysages, de pratiques et d’attachements sensibles.

Les ateliers Vivants-Récits peuvent accompagner des projets de transition écologique, de participation citoyenne ou de valorisation des patrimoines naturels et paysagers, en faisant apparaître une dimension souvent absente des politiques publiques : le lien sensible entre les habitants et les milieux qui les accueillent.

ENTREPRISES

Entreprises et comités d’entreprise
Un temps pour ralentir, sortir du cadre habituel et retrouver,  individuellement et collectivement, le fil de ce qui compte.

Les ateliers proposent une entrée par l’expérience vécue plutôt que par les discours. Ils offrent aux équipes un espace pour réfléchir autrement à leur relation au vivant et aux transformations écologiques qui traversent aujourd’hui les entreprises et les organisations.

Publics en situation de vulnérabilité

Pour certaines personnes, le lien avec le vivant a été fragilisé par la maladie, l’isolement ou les épreuves de la vie. Le vivant peut alors devenir un chemin de retour vers soi. Pas une thérapie, mais un espace où quelque chose peut se remettre en mouvement, par le sensible et le récit.

SENIORS

Avec l’âge, la relation au vivant change de nature.
Les paysages de l’enfance, les jardins cultivés, les saisons traversées, les sensations glanées tout au long de la vie - tout cela s’épaissit en mémoire sensible.

Les ateliers offrent un espace pour retrouver ces liens, les décompacter, les raconter et les partager. Un passé pas seulement raconté mais revécu et ré-habité. Le processus écobiographique peut faire advenir une manière d’être au monde et transformer l’expérience du vivant en sagesse à transmettre.

Des renseignements ?

En savoir plus sur l'Association, sur les ateliers, les webinaires, n'hésitez pas à nous contacter !

© 2025 Hassan Aslafy
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